Clown · Théâtre · 2012

PARADIS impressions.

Création vidéo pour une forme scénique entre apparition, solitude et trouble clownesque.


Une image scénique entre présence clownesque et paysage intérieur.

Dans PARADIS impressions, la vidéo accompagne une silhouette solitaire, fragile, traversée par ses propres visions. Loin d’illustrer la scène, le travail visuel ouvre autour du corps un espace mental, instable et poétique, où l’image devient une présence silencieuse.

Le projet repose sur une relation directe entre le jeu de Lucie Valon, la mise en scène de Christophe Giordano et une écriture vidéo conçue comme une matière de plateau. Les images surgissent comme des traces, des éclats de paysage intérieur. Elles prolongent le mouvement, déplacent le regard, créent un léger décalage entre la réalité du corps et l’imaginaire qui l’habite.

Comme dans les pages récentes du site, la création visuelle est ici abordée comme une dramaturgie de l’espace. La vidéo dialogue avec la lumière, les rythmes du jeu et les silences. Elle dessine des seuils, des zones d’apparition, des respirations visuelles qui accompagnent la traversée du personnage sans l’alourdir.

Le dispositif reste très sobre : quelques images, des présences projetées, des matières lumineuses, et une attention au temps de l’apparition. Cette simplicité permet à la vidéo de servir la présence clownesque, sa précision et sa vulnérabilité.

PARADIS impressions s’inscrit dans une recherche autour de l’image scénique comme partenaire dramaturgique : une image qui trouble le regard, transforme l’espace, et ouvre une zone sensible entre le plateau, l’actrice et le public.

Lucie Valon dans PARADIS impressions, spectacle de Christophe Giordano avec création vidéo de Sébastien Sidaner.